Découvrir la médiation familiale

Pour s'informer sur internet : https://www.apmf.fr/la-mediation-familiale/de-quoi-sagit-il/

Pour trouver un médiateur dans votre région sur internet : http://www.mediation-familiale.org/annuaire-services-de-médiation-familiale


Découvrir la médiation familiale

La médiation familiale est une démarche qui permet aux personnes ne pouvant trouver seules un accord de se rencontrer afin d'échanger avec l'aide d'un facilitateur qui est le médiateur familial dans un cadre neutre, confidentiel et sécurisant.

La médiation familiale concerne les personnes séparées ou en instance de séparation qui ont besoin d'un tiers pour trouver les arrangements découlant de leur rupture ( responsabilités parentales : hébergement des enfants, choix éducatifs, etc, partage des biens, …). Toutefois d'autres types de conflits touchant la sphère familiale peuvent amener les personnes en médiation familiale : successions, prise en charge d'une personne vulnérable...

Le médiateur familial accueille la parole des personnes et essaie avec eux de voir clair dans ce qu'ils demandent et revendiquent de façon légitime mais propre à chacun pour ensuite les aider à trouver une façon concrète d'organiser leurs vies futures. La médiation étant l'espace où ils pourront être entendus et où les décisions prises seront les leurs.

C'est un processus dans lequel tous les intervenants sont acteurs. Les séances durent environ une heure trente et sont renouvelées à la demande des participants.

mercredi 3 avril 2019

La médiation familiale dans le maintien du lien entre grands-parents et petits-enfants en dépit de l'absence de relation avec la génération intermédiare (les parents).

Il n'est pas rare de voir arriver en médiation des grands-parents soucieux de reprendre contact avec leurs petits-enfants après une dispute ou un éloignement avec les parents.
En effet si le droit permet bien un maintien du lien avec un ascendant (Art 374-1 du Code Civil) le recours à la Justice dans ce cas n'est pas toujours la solution privilégiée car les personnes peuvent avoir une certaine appréhension de ce que le juge décidera.

Le temps et aussi, parfois, l'éloignement géographique ayant distendu les rapports entre ces personnes (grands-parents et parents), le recours à un Tiers en la personne du médiateur familial s'avère propice à l'instauration d'un dialogue qui n'existe déjà plus. Le Tiers, parce qu'il est neutre et impartial, peut mettre en place le rapprochement des parents avec les grands-parents et le lieu dans lequel il les accueille permet de garder une certaine distance et retenue entre les personnes concernées qui n'existerait pas (ou n'existe déjà plus) si les rencontres se faisaient dans l'un de leurs foyers.
La seule demande de médiation est, déjà, un pas vers l'autre et peut permettre de renouer le contact de façon plus apaisée. D'une part la confidentialité du médiateur familial ainsi que son absence de jugement favorise une circulation plus aisée de la parole entre les deux générations qui sont en conflit. D'autre part la médiation rend possible l'expression des sentiments de chacun ainsi que leur prise en compte.

vendredi 29 mars 2019

Cohabitation d'un adulte chez ses parents en cas de fragilité psychique et recours à la Médiation Familiale

Les avantages et risques de la cohabitation
Le mouvement de désinstitutionnalisation a marqué ces dernières décennies l'ensemble des politiques sanitaires et sociales en France. Les personnes en souffrance psychique dont les troubles sont stabilisés ne séjournent pas à l'hôpital qui ne gère plus que les périodes de crise.
L'autonomisation sociale et socio-professionnelle revendiquée par la notion d'empowerment, la reprise en main de son projet de vie propre à la notion plus récente de rétablissement s'inscrivent dans ce courant.
Nous ne dresserons pas le tableau détaillé des diverses situations envisageables dont la totale indépendance, mais nous retiendrons que si des structures d'accueil et des formes d'accompagnements existent, parmi les modalités de vie rencontrées, le soutien apporté par la famille et notamment par les parents de l'adulte reste fréquent. La cohabitation entre générations d'adultes paraît naturelle en terme de solidarité familiale. L'aide familiale, au-delà de l'offre de logement, consiste en soutien affectif, matériel et financier.

Or les interactions familiales peuvent être perturbées par les conséquences de cette cohabitation. De part et d'autre, elle peut être vécue comme une contrainte, un choix par défaut.
Quoi qu'il en soit, chacun va devoir s'adapter et faire avec les nouvelles implications relatives à la situation qui peut bouleverser les modes de vie de chaque protagoniste.
Pour chaque partie il va falloir faire des compromis, négocier, face aux difficultés qui immanquablement surviendront.

Il arrive parfois que des blocages, des incompréhensions persistantes, des dialogues impossibles génèrent un état conflictuel source de malaise et de découragement pour l'ensemble du groupe familial incapable de dépasser les problèmes. La présence d'agressivité verbale fragilisant la relation entre les membres de la maisonnée, la situation s'englue.
non libre de droit
Avoir recours au service d'un tiers dans la perspective de dépasser le conflit, tel est l'enjeu de la Médiation Familiale. S'investir ensemble dans un processus de médiation familiale conventionnelle (de la propre initiative des personnes concernées) revient à se donner la liberté de faire évoluer les désaccords en s'entendant sur les moyens à mettre en œuvre pour rendre la cohabitation tolérable, et si possible bénéfique pour tous.




La Médiation Familiale
La médiation familiale est fréquemment présentée dans l'accompagnement de couples parentaux séparés ou en cours de séparation souhaitant s'accorder sur l'éducation de leurs enfants.
Toutefois elle s'applique a bien d'autres cas, et ces derniers temps a été mis en avant la pertinence de son offre dans des cas tels que les conflits de successions, les choix de vie d'une personne âgée en perte d'autonomie, les difficultés de relation entre adolescent et parent, la restauration de liens après une rupture avec un parent ou un enfant, les difficultés de cohabitation intergénérationnelle...

Avant de préciser ce qu'elle est, arrêtons nous sur ce qu'elle n'est pas et ne fera pas : elle n'est pas un espace thérapeutique, ni de conseil ou de défense.

Le médiateur familial, diplômé d'état, recevra les membres de la famille volontaires dans un cabinet libéral ou au sein d'une association pour les aider à faire circuler équitablement la parole entre eux.
Il est un tiers neutre (non-jugeant) et impartial c'est-à-dire qui ne prendra pas le parti de l'un au détriment de l'autre, respectueux de la confidentialité des échanges.
Il reviendra aux personnes de s'investir dans la recherche de solutions mutuellement acceptables pour se protéger du risque de conflit à l'avenir.
Plusieurs séances seront nécessaires, sachant qu'une séance d'information préalable prise en charge peut être proposée en association conventionnée avant tout engagement. Toujours dans le cadre associatif, et selon les règles des cabinets, le coût des séances est basé sur les revenus de chacun (allant de 2 € à 131 € selon le barème de la CNAF).

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